27 avril 2008
Pochette à mouchoirs
J'avais fait cette petite pochette à mouchoirs pour la première colo de ma fille. Elle avait 8 ans et avait besoin de se rassurer en emportant avec elle quelque chose qui "sent sa maman". J'avais imbibé cette pochette de mon parfum.
Elle n'a rien d'extaordinaire cette pochette.... Pourtant ma Pitchoune qui a aujourd'hui 13 ans l'emmène encore avec elle quand elle doit partir loin de nous.
Les ados vivent parfois des moments difficiles. Cette pochette est ma façon à moi de dire "je suis là où que tu sois".
Je t'aime ma Grenouille
12 avril 2008
TAG, TAG, TAG !
Merci Tara !!!!
Tagguée là.... J'y vais, j'y vais pas ????? Finalement, ce n'est pas si terrible, alors.....
"parlez nous de vos premières":
-job
-voiture
-broderie
-voyage
-baiser
Mon premier job : quand j'étais étudiante, employée dans un truc style Flunch ! Mes tâches préférées : la plonge et les toilettes !!! Hum ! Rien que du bonheur !! Je m'en souviens encore !
Ma première voiture : j'avais récupéré la vieille Honda Civic orange de ma soeur, qui la tenait de ma mère. Une vieille relique pleine de trous de rouille... Vous n'allez pas le croire mais j'ai eu un mal de chien à me résoudre à la mettre à la casse... Ca ressemblait à ça et je l'aimais ma voiture !
Ma première broderie : vouis j'ose vous la montrer !!!! Même pas honte !!! Je suis très sentimentale et conservatrice ; là encore, j'ai du mal à jeter.... Les filles, chut !!! je vous entends déjà rire !!! Surtout toi, Aline !!! ;-))
Mon premier voyage : à 2 mois et des brouettes. Mon père était expat' en Lybie. Nous sommes partis le rejoindre. Désolée, je ne me souviens de rien !!!
Mon premier baiser : je ne vous dis plus rien, fallait pas rire pour ma 1ère broderie !!!!
Vous savez presque tout maintenant !!! A vous !!!
31 mars 2008
Une malle en héritage....
Je viens d'hériter de mon oncle d'une vieille malle.
Qu'elle est chère à mon coeur !!!
C'est la malle de mon grand-père paternel et elle est contient tellement de souvenirs.....
Mon grand-père a emmigré aux Etats-Unis au tout début du 20ème siècle à l'âge de 2 ans. Sa famille a cru au rêve américain et a voulu quitter la France pour fuir la pauvreté.
Comme des milliers de français, ils ont tout quitté pour un ailleurs plein de promesses.
Comme des milliers de français, ils ont traversé l'Atlantique dans ces conditions là :
Les couchettes pour les 3ème classe
Manifest du navire sur lequel figure le nom de mon grand-père
L'arrivée aux Etats-Unis se faisait à Ellis Island, surnommée l'île aux larmes....
Après avoir laissé leurs bagages dans un grand hall, les immigrants montaient ces escaliers
Des médecins, postés en haut des marches, faisaient un premier diagnostic en observant comment les immigrants montaient les marches. Ils signalaient ceux qui méritaient un contrôle en inscrivant à la craie sur les vêtements le lettre E (Eyes) pour les yeux, H (Heart) pour le coeur, L (Lungs) pour les poumons et X pour les déficiences mentales.
Les porteurs de maladie contagieuse, les malades mentaux, les criminels étaient refoulés et devaient embarquer sur les bateaux en partance vers leur pays d'origine. Le système refoula ainsi environ 250.000 personnes.
Parmi les immigrants, nombreux ne savaient pas ce qui les attendaient. Les rues de New York n'étaient pas pavées d'or. En fait, le plus souvent, elles n'étaient pas pavées du tout. Et ils comprenaient alors que c'était pour qu'ils les pavent qu'on les avait fait venir.
Mon grand-père était de ceux-là....
09 février 2008
J'ai le coeur lourd...
Ma Belle-Mère adorée s'en est allée, nous laissant dans une peine immense. Elle emporte avec elle les souvenirs d'une vie extraordinaire, hors du commun.
Ses anecdotes incroyables, sa voix, son sourire, ses grands yeux bleus pétillants me manquent cruellement. Son esprit vif, son tempérament battant faisaient d'elle une femme d'exception.
Sa grande maison porte encore son parfum mais la chaise de son bureau ne porte plus son sac à main....
Ne plus la voir est un supplice....
Le poème de Lamartine me vient à l'esprit et je lui dédis aujourd'hui pour son inhumation.
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.
"Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !A Dieu, Adieu Françoise Chevillon....
















